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Ce que coûte une conversation évitée

70 % des salariés évitent certaines conversations difficiles. Ce silence a un prix, en temps comme en confiance.

24 septembre 2026 · 4 min de lecture

Chacun a en tête une conversation qu'il repousse : un feedback à donner, un désaccord à poser, une décision à annoncer. On se dit que ça peut attendre. Les études disent le contraire : ces silences coûtent cher, en temps comme en confiance.

L'évitement est la règle, pas l'exception

70 %
des salariés évitent régulièrement certaines conversations difficiles au travail, tous secteurs confondus.
Bravely, « The Conversation Gap »

Le constat n'est pas nouveau. Dès 2009, les auteurs de Crucial Conversations observaient déjà que plus de 70 % des salariés n'engageaient pas le dialogue avec leurs collègues, leurs managers ou leurs équipes. Les deux raisons les plus citées : la peur des représailles et le sentiment que « ça ne servira à rien ».

Un coût en temps…

2,1 h
par semaine : c'est le temps que chaque salarié consacre en moyenne à gérer des tensions. 85 % des salariés disent y être confrontés.
CPP, Global Human Capital Report
≈ 1 jour
de travail perdu pour chaque conversation à fort enjeu évitée, selon une étude menée auprès de plus de 650 personnes.
VitalSmarts / Crucial Learning, « Costly Conversations »

… et en confiance

Le temps perdu n'est que la partie visible. Une conversation évitée laisse le problème s'installer, nourrit les malentendus et use la relation. Selon Crucial Learning, 43 % des personnes interrogées disent passer deux semaines ou plus à ruminer un problème non résolu, et un salarié sur trois estime qu'un silence au mauvais moment a coûté au moins 25 000 dollars à son organisation.

Pourquoi on évite

Rarement par manque de bonne volonté. On évite parce qu'on craint la réaction de l'autre, parce qu'on a peur d'abîmer la relation, ou tout simplement parce qu'on ne sait pas comment s'y prendre. Or on attend souvent des managers qu'ils réussissent du premier coup des conversations qu'ils n'ont jamais pu préparer.

Une conversation difficile se prépare comme une prise de parole importante : on la répète avant qu'elle ne compte.

Ce qui change la donne : la répétition

La bonne nouvelle, c'est que l'aisance se travaille. S'entraîner dans un cadre sans enjeu réel, essayer une formulation, voir la réaction de l'interlocuteur, recommencer : c'est ce qui transforme une méthode connue en réflexe. C'est tout le principe de Practicio.

Passez de la lecture à la pratique.

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