70 % des salariés évitent certaines conversations difficiles. Ce silence a un prix, en temps comme en confiance.
Chacun a en tête une conversation qu'il repousse : un feedback à donner, un désaccord à poser, une décision à annoncer. On se dit que ça peut attendre. Les études disent le contraire : ces silences coûtent cher, en temps comme en confiance.
Le constat n'est pas nouveau. Dès 2009, les auteurs de Crucial Conversations observaient déjà que plus de 70 % des salariés n'engageaient pas le dialogue avec leurs collègues, leurs managers ou leurs équipes. Les deux raisons les plus citées : la peur des représailles et le sentiment que « ça ne servira à rien ».
Le temps perdu n'est que la partie visible. Une conversation évitée laisse le problème s'installer, nourrit les malentendus et use la relation. Selon Crucial Learning, 43 % des personnes interrogées disent passer deux semaines ou plus à ruminer un problème non résolu, et un salarié sur trois estime qu'un silence au mauvais moment a coûté au moins 25 000 dollars à son organisation.
Rarement par manque de bonne volonté. On évite parce qu'on craint la réaction de l'autre, parce qu'on a peur d'abîmer la relation, ou tout simplement parce qu'on ne sait pas comment s'y prendre. Or on attend souvent des managers qu'ils réussissent du premier coup des conversations qu'ils n'ont jamais pu préparer.
Une conversation difficile se prépare comme une prise de parole importante : on la répète avant qu'elle ne compte.
La bonne nouvelle, c'est que l'aisance se travaille. S'entraîner dans un cadre sans enjeu réel, essayer une formulation, voir la réaction de l'interlocuteur, recommencer : c'est ce qui transforme une méthode connue en réflexe. C'est tout le principe de Practicio.
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